dimanche 8 mars 2009

Traumatisme crânien

Qu’est-ce qu’un traumatisme crânien ?

Le traumatisme crânien est un choc au niveau du crâne.

La notion de traumatisme crânien ou traumatisme crânio-cérébral (TCC) couvre les traumatismes du neuro-crâne (partie haute du crâne contenant le cerveau) et du cerveau. Les manifestations cliniques dépendent de l'importance de l'impact et des facteurs associés (âge, pathologies préexistantes autres, traumatismes associés). De par la situation anatomique de la tête, le traumatisme crânien est souvent associé à des traumatismes du rachis cervical (entorses, luxations, fractures), du visage (contusions, plaies, fractures maxillo-faciales) et oculaires.

Les séquelles immédiates et à distance des traumatismes cranio-cérébraux sont souvent la conséquence des lésions engendrées sur le système nerveux central (cerveau et moelle épinière cervicale). Elles grèvent l'avenir des victimes et de leurs familles et leur coût social et financier est élevé.

Sur le plan clinique il existe trois catégories principales de traumatismes crâniens : légers (sans perte de connaissance et sans fracture de crâne), moyens (avec une perte de connaissance initiale excédant quelques minutes ou avec fractures de crâne) et graves (avec coma d'emblée — sans ou avec fractures de crâne associées).

D'importants progrès ont été réalisés dans la prise en charge médicale rapide des victimes et dans le diagnostic rapide et précis des lésions qui peuvent bénéficier d'un traitement chirurgical. Malgré ces progrès, plus de 50 % des cas graves décèdent ou gardent un handicap à vie. Le pronostic est ainsi le plus souvent lié à l'importance des signes et lésions initiales (survenues au moment de l'accident).

Les accidents de la circulation représentent une des premières causes de traumatismes crâniens (environ 60 % des cas).

Les conséquences du traumatisme crânien ?

Les déficits neurologiques dépendent fortement de la localisation du traumatisme.

Un bilan adéquat vérifiera, après la reprise de conscience :
- Troubles de la parole,
- Paralysie,
- Confusion,
- Agressivité,
- Troubles du comportement,
- Troubles de l'équilibre,
- Troubles symboliques, type aphasiques ou agnosiques,
- Signes de lésions des nerfs crâniens

L'aspect psychologique du traumatisme crânien se traduit régulièrement par des angoisses lorsque le patient prend conscience de séquelles potentiellement irrémédiables. Ces peurs peuvent amplifier les troubles. Certaines affections psychologiques ne sont pas rares à la suite d'un traumatisme, même mineur. Parmi des symptômes fréquemment rencontrés, des troubles du système nerveux sympathique entrainant par exemple des bouffées de chaleur, des difficultés de concentration, une fatigabilité voire une détérioration intellectuelle, des troubles du sommeil et du contrôle émotionnel. Dans certains cas, on parle volontiers de névrose post-traumatique.

Environ 1% des traumatismes crâniens entraine des épilepsies post-traumatiques ultérieures. Jusqu'à 2% entrainent des troubles vasculaires tels que des ruptures d'anévrismes ou des thromboses d'artères à destination cérébrale.

Les victimes d’un accident de la circulation qui présentent un traumatisme crânien doivent plus que les autres être assistées par des médecins spécialisés lors des expertises médicales afin que l’ensemble de leurs séquelles soit pris en compte.

dimanche 1 mars 2009

L'Expertise médicale

Elle constitue une étape essentielle dans le processus d’indemnisation. Elle renseigne l’assureur sur les conséquences de l’accident, l’évolution de votre état, vos conditions de vie, permet de vous octroyer des provisions tant que vous n’êtes pas consolidé et sert de base à la transaction définitive lorsque votre état est stabilisé.

Après l’accident, l’assurance ou l’organisme chargé d’indemniser votre dommage corporel missionnera son médecin - conseil qui vous convoquera à une première expertise.

Vous avez la possibilité de vous y faire assister par un médecin - conseil de victime ayant les mêmes compétences.

(Il est recommandé de le rencontrer auparavant car il pourra vous aider dans la constitution du dossier médical qui vous sera demandé lors des diverses expertises).

À la consolidation (stabilisation de vos séquelles) une expertise viendra déterminer avec précision les divers préjudices engendrés par l’accident et servira de base à votre indemnisation.

Les conclusions du médecin expert, même prévisionnelles, sont donc déterminantes.

Ce que vous devez savoir :

- un médecin-conseil de compagnie d'assurance ne peut pratiquer votre expertise s’il est déjà intervenu auprès de vous comme médecin traitant dans sa qualification,

- la loi du 5 Juillet 1985, vous donne le droit de récuser une fois, le médecin désigné par l’organisme chargé de vous indemniser sans avoir à en fournir le motif,

- vous avez le droit de quitter cette procédure amiable et de recourir à une expertise judiciaire à tout moment.

Quel que soit le type d’expertise envisagé, il est primordial d’être assisté par un médecin indépendant appelé « médecin- conseil de blessé ».

Le médecin-conseil de blessé est un professionnel qualifié qui pourra vous expliquer, vous aider, vous conseiller et vous assister jusqu’à l’expertise définitive. Il possède les compétences nécessaires pour cela et son intervention a été prévue par la loi du 5 juillet 1985 dite « loi Badinter » relative à la procédure d’indemnisation des victimes d’accident de la circulation.

Il est vivement conseillé d’y recourir dans les suites immédiates de l’accident, afin de bénéficier de son intervention et d’éviter des procédures inutiles, longues et coûteuses.

Les frais d’assistance par un « médecin-conseil de blessé » sont à votre charge. Ils sont remboursés par l’assureur au titre des frais découlant de l’accident. Vous devez donc veiller à obtenir des notes d’honoraires relatives aux actes réalisés.

Si vous êtes assisté d’un « médecin-conseil de blessé », il vous aidera à préparer l’expertise.

Dans le cas contraire, vous devez vous y préparer en rassemblant toutes les pièces médicales utiles : certificat médical initial, compte rendu d’hospitalisation, radiographies, arrêt de travail, prescriptions de matériels, d’aide ménagère…

Si l’accident a laissé d’importantes séquelles, telles que de graves difficultés de déplacement, et a conduit à un handicap lourd, une expertise de votre lieu de vie pourra s’avérer nécessaire.

Dans ce cas, un expert (architecte, ergothérapeute) se rendra au domicile afin de voir si celui-ci peut être adapté à votre handicap et si oui, comment. Une démarche analogue peut concerner votre véhicule.